
Nicolas en 2004 avec Corrado Provera.
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L'équipe Peugeot Belgique-Luxembourg en IRC compte deux pilotes : le Belge Freddy Loix et le Français Nicolas Vouilloz. Si le premier est – très – bien connu des amateurs de rallye, il n'en va pas de même pour le second, qui a accompli la plus grande partie de sa carrière sportive... sur deux roues.
« Je dois être un des rares adolescents qui a vendu sa moto pour s'acheter un vélo », rigole d'entrée Nicolas Vouilloz pour expliquer son parcours.
« Quand j'étais gosse, j'étais un peu “casse-cou“. J'aimais les sensations fortes. Comme j'habite dans la montagne, j'ai toujours eu un faible pour les descentes vertigineuses. A l'âge de 13 ans, j'ai réussi à m'offrir une moto et j'ai commencé à disputer des compétitions destinées aux enfants et adolescents. »
L'expérience ne durera pas pendant plus de deux ans.
« J'ai toujours eu une mentalité très autonome. Comme j'étais trop jeune pour avoir le permis, je dépendais de mon père. Il me conduisait sur les courses, ma moto sur une remorque. Comme logistique, c'était un peu lourd. A vélo, je n'avais plus besoin de personne pour organiser mes déplacements. »
Le changement d'orientation ne se fait pas en un jour.
« Un copain de classe faisait de la descente en VTT. Il m'a convaincu de me tester.
Nous nous sommes entraînés. Un jour de décembre 1990, je n'avais pas encore 15 ans quand j'ai emprunté un vélo pour disputer ma première course. Mon pote a terminé troisième et, moi, j'ai... gagné. »
Vouilloz se lance alors à corps perdu dans sa nouvelle discipline.
« La descente en VTT est très particulière car les courses sont très courtes : quelques minutes à peine. La moindre erreur et la première place devient inaccessible. C'est un sport de précision et de contrôle autant que d'audace. »
Entre 1991 et 2002, « Nico » s'adjuge un total de dix titres mondiaux, plus cinq coupes du monde et quatre titres européens. Il est sept fois champion de France.
« Au début, je comptais avant tout sur mon sens de l'équilibre et de la trajectoire. Petit à petit, j'ai pris conscience de l'importance de la mise au point du matériel. Je me suis intéressé à la géométrie, à la suspension. »
Au fil des années, Vouilloz développe un concept qu'il baptise « V-Process ».
« Mon père et moi avons tenté d'en assurer la commercialisation en vendant nous-mêmes nos vélos. C'était trop complexe. Aujourd'hui, notre idée sert de base à la ligne de vélos VTT créée par les cycles Lapierre. »
Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, Nicolas Vouilloz participe à diverses démonstrations sur deux roues.
« Je suis pilote de rallye. C'est mon métier. Cette année, mon programme est tellement chargé que je n'ai pas encore pu répondre positivement à la moindre invitation à me produire en VTT. Je sors mon vélo pour m'entraîner. En fonction des besoins du rallye, je base de plus en plus ma préparation sur l'endurance. En VTT, je participe plus volontiers aux “Mégavalanches“. Celles-ci se disputent également principalement en descente, mais elles sont beaucoup plus longues : une heure en moyenne. Je ne m'y aligne pas dans le même esprit que jadis. J'espère chaque fois réaliser un résultat, mais je ne pars pas pour vaincre. »