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Les pilotes du Kronos Racing.
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Nicolas Vouilloz, pilote Peugeot Belgique-Luxembourg, occupe la deuxième place du rallye du Portugal à l'issue de la première étape, avec un retard de 2''4 seulement sur l'Italien Luca Rossetti, leader provisoire au volant d'une autre 207 S2000.
« Ma position me satisfait pleinement, déclare Vouilloz.
Comme on a déjà eu l'occasion de s'en apercevoir à plusieurs reprises, Rossetti est un adversaire coriace mais je ne suis pas mécontent de lui laisser la tâche d'ouvrir la route pendant toute la journée du samedi. »
Dans les rallyes sur terre, lorsque le revêtement est sec, l'équipage qui ouvre la route a le désagréable honneur de balayer la route pour le plus grand plaisir de ses suivants.
« Demain, je m'élancerai en deuxième position. L'adhérence ne sera pas tellement meilleure pour moi, mais je n'allais quand même pas espérer être moins bien placé. » analyse Nicolas. Le pilote hésite à sourire car il sait que, demain, le danger pourrait tout aussi bien surgir de l'arrière, c'est-à-dire des pilotes classés derrière lui, emmenés par François Duval.
« J'ai un avantage sur lui, rétorque Vouilloz :
L'équilibre de ma Peugeot 207 S2000 est idéal et je me sens parfaitement à l'aise à son volant.
»
L'étape du vendredi s'est révélée nettement moins clémente pour Freddy Loix, dont la journée s'est terminée prématurément au milieu de l'après-midi.
« J'étais en pleine attaque dans l'ES6, raconte Freddy. A la sortie d'un virage rapide négocié à l'aveugle, une grosse pierre, sans doute déterrée par une des voitures roulant devant moi, était placée exactement sur la trajectoire. J'étais à la limite. Je n'ai rien pu faire pour éviter l'obstacle. Le choc a été violent. Aucun pneu n'aurait résisté à un tel traitement : le mien a littéralement explosé. »
Un incident de ce genre est toujours possible dans un rallye sur terre alors que, par ailleurs, les nouvelles enveloppes développées par BFGoodrich ont donné pleine satisfaction.
Les six voitures – dont quatre Peugeot – qui monopolisent les six premières places du classement provisoire sont équipées par ce manufacturier dont l'expérience en rallye est incalculable. Pour le pilote belge, la période de malchance se poursuit et la punition a été maximale : comme il avait déjà effectué un changement de roue dans la spéciale précédente, il n'avait plus de pneu de secours et l'abandon était inévitable.